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TIKAL


S'inspirant du grand site archéologique Maya au Guatemala (-950 à 600 après J.C.), Wolgang Kramer reçoit une carte blanche et nous invite dans un jeu dont nous pensons le plus grand bien. Partout, autour de nous, les éloges fleurissent et le plaisir est au rendez-vous. Soyons donc de la partie et quittons le camp de base pour découvrir ces ruines et ces trésors qui feront notre fortune !

Le principe du jeu est relativement simple :
1. Agrandir l'espace des fouilles en recouvrant la jungle d'une case hexagonale tirée au hasard; ce gain sur la forêt fait apparaître soit une terre déboisée, soit un source de trésors, soit une nouvelle pyramide.
2. Mener des actions très diverses en utilisant au mieux un capital de 10 points : par exemple, introduire un archéologue, déplacer un membre de son expédition, échanger un objet d'art, débroussailler un nouvel étage sur un site, contrôler une pyramide en y installant un gardien…

Ainsi chacun construit son jeu et place au mieux ses intérêts. Le très beau plan se remplit de cartes superbes et passe progressivement du vert sombre de la forêt au vert plus clair des terres défrichées. La jungle et ses hauts arbres reculent devant les temples gris qui surgissent du passé. De multiples pièces en bois donnent du relief en symbolisant les expéditions et leurs camps de base. Ici et là, de fabuleux trésors sont également extraits des ruines et attirent la convoitise : bracelets, colliers, masques de cérémonie…

Jusqu'au jour où quelqu'un découvre l'un des 3 volcans qui vont ponctuer la partie. C'est un signal dans le jeu (un peu comme l'apparition d'une mine dans Löwenherz/ Cœur de Lion) et chaque joueur reçoit, à cet instant-là, les points qu'il mérite et qu'on évalue selon sa manière d'occuper le site archéologique : travailleurs au pied des pyramides, trésors acquis, etc… Ici aussi, toujours comme dans Löwenherz, l'apparition des cases est régulée par un hasard au sein d'un certain ordre : les cases hexagonales sont rangées par ordre alphabétique; d'abord les A, puis les B, … et ainsi de suite jusqu'aux 4 cartes de la série G. Une petite analyse préalable du matériel de jeu permet donc d'évaluer les moments approximatifs où les volcans surgissent et permettent de gagner des points. Chacun veillera donc à être prêt pour ces instants féconds qui rapportent aux meilleurs gestionnaires.

Le jeu s'arrête quand le dernier hexagone couvre le plan de jeu et une dernière attribution de points est offerte. Celui dont le curseur est le plus loin sur le très beau liseron qui cerne le plan de jeu (une échelle courant de 1 à 100 en parcourant de très beaux motifs maya), gagne la partie. (durée : environ 75 min à 3 joueurs et 120 min à 4 joueurs).

Dès que le jeu est apprivoisé, nous conseillons de passer dans la variante plus difficile. Elle donne un tout autre intérêt aux parties car des enchères interviennent pour pouvoir placer certaines cases sur le plateau. Et si certains font la moue, d'autres y voient un intérêt immédiat.

Quel plaisir de voir Ravensburger investir à nouveau dans des jeux de haut niveau ! Il y va de sa crédibilité et d'ailleurs de sa survie sur un marché allemand de plus en plus fécond et concurrentiel.