Sherlock SHERLOCK

Presque dans la ligne de l’excellent « Dans la forêt des Contes » (Adlung Spiele), SHERLOCK est également un jeu de cartes coopératif basé sur une mémoire partagée.
Il se diffère des mémory habituels en ceci : ce ne sont pas deux cartes semblables qu’il faut trouver, mais trois !

Un malfaiteur, Moriarty, a volé un collier lors d’un bal mondain et tente de s’enfuir. Sherlock, représenté par les joueurs, ne pourra le coincer que s’il trouve son complice : une grenouille, un chien, une souris, un buffle ou un rhino. La fuite du malfaiteur est exprimée par une série de cartes qu’on retourne l’une après l’autre chaque fois que les joueurs font une erreur…

30 autres cartes sont étalées sur la table. Posées sur leur côté recto, elles affichent 5 témoins que nous interrogeons durant la partie. Au fil du jeu, ces témoins disculperont 4 des 5 suspects et nous permettront de déterminer le complice de Moriarty. En effet, chaque verso de carte affiche une information qui combinée avec d’autres permet de dire : celui-ci est innocent car nous avons surveillé ses faits et ses gestes !
Le mécanisme du jeu est très simple et complètement visuel. Lorsqu’un joueur joue, il retourne deux cartes et espère que les versos afficheront le même suspect. Si ce n’est pas le cas, comme dans un mémory, les deux cartes restent en place et sont à nouveau cachées, avec une pénalisation pour le groupe : une des cartes du malfaiteur qui s’enfuit est retournée. Or si les 12 cartes « Malfaiteur qui s’enfuit » sont retournées, les joueurs perdent le jeu tous ensemble.

Si les deux cartes affichent un même suspect, le joueur retourne une troisième carte, en espérant qu’elle affiche également ce suspect. Si c’est le cas, le groupe se réjouit, car les trois cartes peuvent être retirées de la table et mises à l’écart. Si ce n’est pas le cas, les trois cartes sont remises en place, faces cachées, sans qu’il y ait une pénalité. Sherlock Iopelo

Plus la partie avance, plus le groupe utilise la mémoire de ce qu’il a déjà vu. Lorsqu’une première carte est retournée, chacun tente de se souvenir des « semblables » précédemment vues. Et ça marche quand on met ses ressources en commun ! Ainsi les 30 cartes posées sur la table sont capturées par trio… et s’il n’en reste plus que trois, elles désignent le complice de Moriaty et permettent à Sherlock de le coincer.

Sherlock est un jeu parfait à jouer en famille car ce sont souvent les plus jeunes (6 – 8 ans) qui contribuent le plus à la victoire collective. Et le reconnaître est une parole qu’ils apprécient.
Les parties durent environ 15 minutes. Le jeu peut être joué en solo ou en variante compétitive. (Ilopeli, jeu de cartes, 1 à 5 jrs, environ 11 euros)

Gudrun König et Pascal Deru