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KAHUNA

Les Editions Kosmos nous proposent toute une série de bons jeux pour deux joueurs dont les fleurons sont Cités Perdues, Kahuna, Babel et Ballon Cup.

Perdu sur un océan ensoleillé et imaginaire, l'archipel de Kahuna est un ensemble d'îles que deux magiciens tentent de contrôler en posant des routes qui relient ces îles entre elles. Dès qu'un magicien obtient la majorité absolue des routes qui mènent à une île, il en gagne la propriété (temporaire) et y pose un de ses marqueurs. En fin de manche (il y en a trois) celui qui possède le plus d'îles, gagne de un à quelques points de victoire.

La victoire sur une île a souvent des conséquences dont le joueur se réjouit. Au moment où il prend possession de son bien, il peut supprimer les routes adverses qui mènent à cette île. Cette opération (merveilleusement ludique) a souvent des répercussions sur d'autres îles puisqu'une route concerne toujours deux îles qu'elle relient. La suppression d'un route peut, en effet, créer un effet de cascade sur des îles voisines.

Lorsqu'une nouvelle manche commence, la situation acquise par les joueurs reste en place, ce qui donne un encombrement intéressant qui tire le jeu vers davantage de stratégie. Les joueurs usent alors d'une règle qui permet de faire sauter des routes adverses en utilisant plusieurs cartes simultanément.

Le jeu est très clair et très accessible. Ceux qui maîtrisent Cités Perdues ont intérêt à le découvrir : ils grandiront ainsi dans leur plaisir de jouer.

Les parties durent environ 35 minutes.

KANALOA

Kanaloa, de Günter Cornett, est une version pour quatre joueurs de l'excellent Kahuna. Certaines différences ont été introduites dans la règle, ce qui ouvre de nouvelles possibilités.

La notion de majorité relative y apparaît, en effet, puisqu'il est possible que trois ou quatre joueurs tentent de s'approprier une même île. Celui qui détient la majorité absolue pose son marqueur de propriété… mais celui qui détient la majorité relative (1) lors de la pose de le dernier pont qui conduit à une île (les routes sont appelées ponts dans Kanaloa) ne reçoit pas la possession de l'île… mais peut supprimer un pont adverse. C'est naturellement un coup à faire de préférence quand on est capable de prendre soi-même la place laissée vide.

Autrement changement : la suppression d'un pont adverse par l'usage d'une double carte, permet de prendre la place de ce pont sans payer une troisième carte. La règle s'assouplit donc ici… mais c'est certainement une décision de l'auteur pour que le jeu à trois ou quatre joueurs soit plus dynamique.

Enfin - et c'est le plus frappant - une variante très rebondissante nous est proposée autour d'un thème neuf. Sur chaque île se trouve, en début de partie, des pierres de pouvoir. Elles sont, en réalité, des cartes d'action qui permettent, selon leur couleur, de regarder ou de voler dans le jeu adverse, de faire des échanges à son avantage, d'acquérir des points de victoire supplémentaires. Le matériel supplémentaire qui permet cette variante est très beau.

Kanaloa ne se joue qu'en deux manches… mais dure tout de même une soixantaine de minutes. Les pierres sont généralement acquises durant la première manche mais ne peuvent être utilisées que durant la seconde.

Le calcul des points est également plus subtil car les îles valent d'autant plus qu'elles ont de ponts qui les relient.

Tilsit nous donne avec Kanaloa une suite bienvenue à un jeu dont certains disent avoir fait le tour. Le jeu est disponible en boîte francophone.

(1) celui qui détient le plus de routes sans pour autant avoir la majorité absolue.